Les Pensées de Queenyy

Les Pensées de Queenyy : Etat dépressif (2)

On voudrait être réellement heureux. On voudrait tellement passer une seule journée sans idées noires. On voudrait passer une journée normale. On voudrait ressentir des sentiments et des sensations comme tout le monde.

La dépression; beaucoup pensent que c’est une utopie, beaucoup se disent qu’on se voile la face. Il semblerait que l’on se cherche des excuses en permanence pour ne pas assumer nos actes et fuir nos responsabilités.

Tout cela n’est que foutaises et « on dit » malsains puisque désolée de vous décevoir mais nous ne sommes pas des affabulateurs!

La dépression en elle-même peut durer des mois voire des années sans que l’on puisse rien faire.

Il faut comprendre une chose, nous ne sommes pas dépressifs pour le plaisir ou encore pour inspirer la pitié. Loin de-là, la pitié est bien la chose que l’on a le plus en dégout. Inspirer la pitié, c’est tellement horrible parce que la plupart des gens se sentent obliger de compatir à notre état, tente de nous réconforter, s’abstiennent de nous dire les choses qui blessent  » pour ne pas que notre état empire ». Ce qu’ils ne comprennent pas , c’est que l’on se rend compte de tout en permanence : on sait quand on nous ménage, on sait quand les choses sont enjolivées, on sait quand on fait semblant avec nous.

La dépression nous est tombée dessus sans prévenir parce que l’on a vécu des évènements traumatisants d’une part et d’autre part, parce que l’on a voulu tout garder pour nous après coup. Par la suite, cela s’est amplifié petit à petit jusqu’à devenir insupportable nous poussant chaque jour un peu plus au bord d’un précipice dans lequel on ne veut pas tomber.

Certains comme moi, y sont tombés la tête la première sans faire attention. Ils ont lâché prise, ont laissé tomber tous leurs projets se disant que c’était peine perdu. Ils se sont dit : quel est l’intérêt de vivre dans un monde si cruel et malsain ? Les humains sont-ils tous aussi méprisables ? Si je ne serai plus là, à qui manquerai-je ?

Voyant toutes les réponses s’orientées du côté négatif, ils y ont pensé… Ah oui, je peux vous dire qu’on y a pensé très fort mais alors très très fort! On essaie de voir quelles seraient les méthodes les plus rapides et efficaces puis on finit par ne plus avoir la force de tous ces stratagèmes.

L’état dépressif inclut des envies suicidaires plus ou moins importantes selon les cas. Dans mon cas, elles étaient conséquentes mais bon je suis encore là . La mort un sujet assez tabou mais omniprésent dès qu’on est au plus bas. Elle paraît comme la solution ultime pour faire disparaître nos maux les plus ancrés en nous. Elle paraît comme la manière la plus simple de ne plus souffrir.

L’isolement progressif, quant à lui,  peut être salvateur parce que l’on se concentre sur soi mais il peut être très destructeur. En effet, être isolé de tout et de tout le monde peut-être néfaste puisque nous nous enracinons dans notre malheur et restons fixés sur ce qui nous hante sans avoir une seule pensée positive.

La douleur qui nous ronge a germé depuis des années en nous et a pris au fil du temps toute la place ne laissant aucune place à un réel bonheur. Seul un bonheur éphémère subsiste en nous. On n’est pas réellement heureux et cela nous rend encore plus malheureux.

On voudrait être réellement heureux.

On voudrait tellement passer une seule journée sans idées noires.

On voudrait passer une journée normale.

On voudrait ressentir des sentiments et des sensations comme tout le monde.

On fait semblant d’avoir des sentiments, d’être compatissants mais en réalité on est anesthésié, on ne ressent plus grand chose, si ce n’est de la douleur. Nous sommes tellement habitués à être malheureux, à avoir le cœur en sang que nous sommes immunisés contre toutes formes d’autres sentiments et sensations.

On sourit parce qu’il faut faire bonne figure même si parfois on y croit à cette esquisse de bonheur qui s’évapore aussitôt.

Il est temps que vous compreniez que la dépression est une maladie réelle et qui fait des ravages dans le monde entier.C’est une maladie psychologique que certains considèrent comme un état « pour les faibles d’esprit » alors qu’en réalité cela n’a rien avoir avec la qualité de ton intellect mais bon nous débâterons sur sujet plus tard.

« La dépression frappe au hasard : c’est une maladie, pas un état d’âme » – Tahar Ben Jelloum

 

Queenyy. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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