Focus

Quand le Cosmos rencontre Khaos

HEY ! La famille ! Nous voilà de nouveau aujourd’hui, pour vous présenter une pépite ! Pour ce mois de Février, il s’agit une fois de plus d’une pépite musicale! Une pépite venue tout droit de Strasbourg. Cet artiste c’est Osakha. Un artiste atypique à l’univers éclectique que nous avions rencontré, le mois dernier.

A travers cette interview, découvrez un artiste aux multiples facettes :

Trustmag : Salut, Osakha ! Pour que nos lecteurs te connaissent mieux, je te propose de te présenter brièvement.

Osakha : Hum… J’suis Osakha. J’suis un rappeur de Strasbourg et j’ai dix-huit ans. Humm… Ca fait cinq ans que je fais de la musique et deux ans à peu près que je publie. Euuh… Je pose principalement sur des prods trap mais j’ai vocation à élargir la portée musicale, disons.

Trustmag : En parlant de musique, nous voudrions bien savoir, pourquoi tu as voulu faire de la musique ?

Osakha : Euuuh… Je pense que c’est surtout parce que j’ai toujours aimé la musique, j’en ai toujours écouté. D’ailleurs, quand j’étais plus petit, on avait un délire avec mes frères et sœurs , c’est qu’on « inventait »des chansons comme ça. Au final, je pense que c’est ça qui m’a donné envie.

Trustmag : Cette inventivité est visible dans le choix de ton nom d’artiste visiblement, d’ailleurs raconte-nous pourquoi Osakha ?

Osakha : Osakha parce que je voulais quelque chose qui évoque ce que je suis autant dans la forme que dans le fond. Osakha, c’est euh… Sans trop rentrer dans les détails, un mix entre les deux premiers dieux grecs : Khaos, celui du désordre primordial et j’en ai fais grâce à un certain agencement de mots, Osakha. Ce qui donne grosso modo le deuxième dieu, Cosmos, l’ordre. J’ai voulu faire du chaos l’ordre. Et c’est un peu ça avec la musique, c’est-à-dire que tu pars du chaos, tu pars de rien et t’en fais quelque chose d’ordonné. C’est un peu pareil dans la vie etc… Enfin, je trouvais aussi que ça sonnait un peu japonais. D’ailleurs, on me demande toujours si ça vient de la ville japonaise, Osaka alors que pas du tout.

Crédits : @laksamour

Trustmag : Mais qui est donc Osakha ?

Osakha : Osakha, c’est le côté le plus sérieux de mon être. Osakha c’est mon être profond, celui que j’ai envie de rendre immortel, celui dont j’ai envie que les gens se rappellent.

Trustmag : Le côté le plus sérieux de ton être mais qu’est-ce qui te différencies de lui ?

Osakha : J’dirai que c’est une histoire de bêtise. Je dirai qu’Allan est plus bête qu’Osakha (rires). Dans le sens où j’ai tendance à faire de mauvais choix, à être désordonné. Osakha, c’est cette recherche vers l’ordre et la droiture. On va dire qu’Osakha c’est une recherche constante de la perfection.

Trusmag : La recherche de la perfection ?

Osakha : Oui, c’est d’ailleurs pour ça que lorsque l’on regarde au niveau de mes textes, de ma musique, j’essaye d’atteindre cette perfection. C’est pour ça, d’ailleurs, que l’on pense que je ne suis pas assez productif parce que je ne publie pas ect… Alors que je recherche la perfection dans chaque morceau.

Trustmag : Pour écrire ces fameux sons, quelles sont tes sources d’inspirations ?

Osakha : Déjà, il faut savoir que par rapport à mes textes, je m’inspire de personne dans le sens où j’essaie de « sortir du lot » mais après, bien sûr, il y a des rappeurs qui m’ont influencé sans pour autant m’inspirer. Des rappeurs comme Dosseh, Maître Gims ou encore Booba. Après au niveau des States, il y a Lil Wayne, Kendrick Lamar, X qui nous a quitté récemment. Hummm… Voilà, c’est beaucoup plus des influences que des inspirations. Au niveau de l’inspiration, je dirai que ce sont plus des poètes comme Hugo, Baudelaire. Enfin voilà, c’est beaucoup plus des écrivains que des rappeurs même si les rappeurs sont aussi des écrivains.

Trustmag : Maintenant, intéressons-nous à la manière dont tu fais tes sons . Les prods est-ce que tu les fais ou est-ce que tu les prends autre part ? Autrement dit, Comment est fait le choix de la prod sur laquelle tu vas poser ?

Osakha : Euh… Jusqu’ à présent, enfin, jusqu’au prochain qui va sortir ce sont des prods que j’ai trouvé sur internet. Euh d’ailleurs, il faut savoir que je suis très très compliqué pour les prods. Je peux en écouter cinq cents et en choisir aucune. Depuis à peu près trois-quatre mois, je commence à faire mes prods et du coup après le morceau qui va sortir prochainement, ce seront que mes productions ou des productions de beatmakers autour de moi.

Trustmag : En parlant de personnes autour de toi , quel est ton entourage musical ? Qui sont les personnes avec qui tu travailles ?

Osakha : Là, j’vais dédicacer tous mes gars là (rires). Le premier qui me vient en tête c’est A-Rob , un rappeur strasbourgeois qui rappe en anglais. Il est puissant, le mec est fort ! C’est mon bro’, c’est mon grand frère , c’est la famille, tu vois. Après pour les clips,il y a Quentin Ecrepont. D’ailleurs, il faut le suivre, faut vraiment le suivre. Il est excellent, le mec est vraiment excellent ! Au niveau de la réalisation, le mec est parfait. Ensuite, bah… il y a LSG, c’est lui qui enregistre, mixe et masterise mes morceaux. Lui aussi c’est la famille, c’est avec lui que je suis allé à studio pour la première fois etc… Après euuuuh… je pense que c’est tout. Les plus proches ce sont ces trois là.

Trustmag : Est-ce que tu te vois faire des feats plus tard ou est-ce que tu vas continuer à faire des sons solo ?

Osakha : Euuuuh… Moi je cache pas que je préfère travailler en solo mais euh des feats oui , j’en ai prévu. Il y en a déjà qui doivent être fait et d’autres qui sont en préparation. Pour 2019, il y aura des feats, c’est sûr.

Crédits : Quentin Ecrepont

Trustmag : Parlons un peu de ta ville, est-ce qu’à Strasbourg niveau scène rap, il y a du potentiel ? Est-ce qu’il y a des opportunités ?

Osakha : J’vais faire attention à ce que je vais dire (rires). Hmm ouais, on va dire que ceux qui travaillent on les voit. Il y a du potentiel, c’est sûr mais il n’y a pas ce lien entre les rappeurs. C’est chacun dans son coin. Là, on est à Paris et on a remarqué que lorsque tu viens d’un quartier, les gens autour de toi te poussent. C’est pour ça que l’on trouve des mecs qui ne percent pas au final avec des 100 000 vues. Alors qu’à Strasbourg, un mec qui fait un peu de bruit, allez, il avoisine les 5 000 – 10 000 vues même certains font beaucoup plus. Pourquoi ? Parce qu’au niveau de l’entourage des rappeurs, il n’y a pas d’entraide. Grosso modo :  » Je suis de l’entourage d’un tel donc je fais soutenir que celui là ».

Trustmag : Nous à Paris, dans les quartiers à chaque fois que quelqu’un rappe, tout le monde le sait et tout le monde partage. Quand il faut faire des clips, tout le monde est là et ainsi de suite.

Osakha :C’est ça, alors que chez nous, il n’y a pas ça. Il y a beaucoup plus de rivalités qu’autre chose. Mais il y a un quartier à Strasbourg qui reflète un peu cet esprit parisien, le quartier d’Hautepierre. En Décembre là-bas, il y avait un showcase qui avait été organisé avec Key Largo etc… Ce que j’ai vu là-bas, c’est qu’il y a une vraie entraide. D’ailleurs, là-bas, il y la 17 Binks, grosse force à eux. En fait, il y a un réel lien de fraternité. Je pense qu’il faut changer tous ça et il y a pleins de choses qui arrivent pour changer tout ça.

Trustmag : Mais est-ce que toi, tu te vois rester à Strasbourg ?

Osakha : Bah euuh… Strasbourg, c’est chez moi. Du coup, je ne me vois pas bouger de Strasbourg. A la rigueur, taffer autre part mais vivre à Strasbourg. En fait, du moment que je reste en Alsace parce que je trouve que c’est la plus belle région de France, ça me va. Strasbourg, c’est très important pour moi.

Trustmag : Bon, du coup cette année 2019, beaucoup plus productif ?

Osakha : Ouais, c’est sûr. Je vais lancer mes plateformes de streams et beaucoup d’autres choses, il faut rester à l’affût. Clips, beaucoup de feats etc… Ce que je veux pour cette année, c’est acquérir beaucoup plus de visibilité et au-delà de l’Alsace.

Voilà, ce sont sur ces mots d’Osakha que nous nous quittons !

On se dit à bientôt et surtout « Be Proud, Be Yourself & Happiest« .

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