Focus

I am Businesswoman

En ce mois de Mars fêtant les droits des femmes, nous avons choisi à la rédaction de Trustmag de vous proposer un Focus pleins d’entrain. Un focus autour de l’entreprenariat. Un focus vous permettant de comprendre les difficultés que vous pourriez rencontrer si vous souhaitez entreprendre. Un focus qui vous permet de découvrir une jeune femme qui a tout simplement sauter le pas ! Elle a été confronté à des dilemmes de grands importances qu’elle a su dépassé. Voici donc pour ce Focus du Mois de Mars, une jeune femme dynamique, pétillante, déterminée et réfléchie : Rebecca Mawete, co-fondatrice de BC Cosmectics et blogueuse.

Voici donc un entretien réalisé, il y a quelques semaines :

Trustmag : Bonjour ! Présentez-vous à nos lecteurs

Rebecca Mawete : Bonjour, je me présente. Je m’appelle Rebecca Mawete, j’ai 23 ans. Actuellement, je suis conseillère de vente dans une enseigne de beauté et à côté de ça j’entreprends : Je suis blogueuse et j’ai ma propre entreprise.

Trustmag : Du coup, comment vous est venue l’idée de te lancer ? Pourquoi l’entreprenariat ?

RM : Alors, c’est une longue histoire qui a commencé en 2014. C’était à l’église lors d’une prédication du Prophète Domingos (fondateur de la Canci) qui avait pour thème : « Possédons le pays « . Prédications dans laquelle, il nous disait que nous les jeunes de France, nous devions entreprendre, nous développer etc… Que nous, les jeunes nous ne devions pas rester en arrière ou nous sous-estimer. Il fallait que ne faisions des choses…
Suite à cette prédication, moi j’ai beaucoup réfléchi et je me suis demandée qu’est-ce que je pouvais faire. Et à cette époque-là, j’aimais bien écrire donc j’ai commencé par créer un blog. Dans ce blog, je rencontrais un peu comme vous des entrepreneurs, des gens que j’interviewais pour savoir comment ils ont débuté. Moi, je me focalisais que sur l’entreprenariat parce que cela m’intéressais beaucoup. Du coup, j’ai pu faire des entrevues avec plusieurs personnes.

En 2015, j’ai fait la connaissance d’une entreprise américaine pour laquelle j’ai été ambassadrice par la suite. Le but était de représenter leur marque de beauté en France et en plus de cela de les vendre. C’était des produits de soins du visage et à côté de ça, il y avait également des produits minceurs (gélules, milkshakes…). J’ai travaillé avec eux pendant près d’un an mais par la suite leur système de revenu leur système de travail ne me convenait plus. Voulant avoir mon Entreprise, cela ne me convenait plus. J’ai pu acquérir de l’expérience, entrer dans le monde de l’entreprenariat, savoir qu’est-ce qu’entreprendre.

Après cela, je me suis dit que j’allais créer mon propre truc à moi dans la beauté. J’ai commencé par chercher des fournisseurs et je suis tombée sur une jeune qui habite au Canada et qui est makeup artist. Elle était à la recherche de collaborateurs dans le monde entier à qui elle enverrait des produits Mac afin qu’ils les revendent. Du coup, au début j’ai accepté mais ce que je n’avais pas aimé c’est qu’elle avait pris beaucoup de temps à m’envoyer les produits. Ce qui fait que les clientes ont eu leurs commandes en retard. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de fonder BC Cosmestics. J’ai commencé à chercher d’autres fournisseurs puisque je ne voulais plus travailler avec elle. Pour tout dire, au départ, j’ai commencé par la vente en détail et non en gros. Je vendais plusieurs produits mais je me suis ensuite focalisée sur les rouges à lèvres. C’est comme ça que BC Cosmestics s’est fait connaitre puisque je vendais des rouges de bonne qualité à des prix très abordable. Ensuite, j’ai vu que la vente en détail ne me plaisais plus et que je préférais travailler avec les entreprises. C’est comme ça que j’ai commencé la vente en gros et par la suite, j’ai fait de l’accompagnement suite aux nombreuses demandes que j’ai eu. J’étais le lien entre le client et le fournisseur.

Trustmag : Du coup, pourquoi avoir appelé votre entreprise BC Cosmestics ?

RM : A la base, je voulais l’appeler Becca Cosmestics mais le problème est qu’il y a déjà une marque qui s’appelle Becca Cosmectics. Du coup, c’est devenue BC Cosmestics

Trustmag : En gros, le concept de BC Cosmestic a évolué au fil des mois, des années mais pensez-vous que votre but de départ est le même que celui d’aujourd’hui ?

RM : Pas du tout; ce que j’ai commencé et ce que BC Cosmestics est aujourd’hui, c’est pas du tout la même chose. Et c’est là où j’ai appris qu’une vision, elle grandit. On va dire qu’un enfant commence à zéro an et il grandit jusqu’à quatre-vingt ans, cent ans et c’est la même chose pour une vision, pour un projet. Peut-être qu’au départ tu commences quelque chose et au fur et à mesure que tu travailles ton idée elle évolue, elle change. Au départ, je faisais du porte à porte, de la vente en détail et ça a évolué à être plus de l’accompagnement de l’aide à l’entreprenariat.

Trustmag : A ce que j’ai vu, vous êtes deux à avoir fondé BC cosmestics, qui est le co-fondateur ?

RM : Alors BC cosmestics, je l’ai créé toute seule mais je l’ai co-fondé avec mon grand frère. C’est lui aujourd’hui qui s’occupe principalement de toute l’entreprise, moi je m’occupe d’une partie.

Trustmag : Quelles sont été les meilleurs produits que BC Cosmestics a proposé ?

RM : Euh… Les rouges à lèvres (ral) et les fonds de teint. C’étaient les produits qui se vendaient le plus.

Trustmag : Donc vous avez fait des collaborations, pouvez-vous nous en dire plus ?

RM : Alors, ma première collaboration, c’était avec une jeune fille de Suisse : Makeup Beauty Bar. Elle, c’est moi qui l’ai contacté parce que j’ai vu qu’elle commençait un business et je me suis dit qu’elle aurait peut-être besoin de moi. Donc après on s’est vu et on a commencé à travailler ensemble. Ma deuxième collab, c’est une collab de Paris : Ebony & Ivory. Ma troisième collab, c’était en Côte d’Ivoire. C’était une jeune femme avec qui j’ai travaillé, il s’agit de ma plus grande collaboration puisque c’était ma plus grosse cliente. Elle a un business en Côte d’Ivoire.

Trustmag : Qu’est-ce que vous en retirez de ces collaborations ?

RM : J’en ai retiré que lorsqu’on fait des collaborations, que l’on travaille avec des gens, il est important d’être rigoureux, carré et de surtout garder de bonnes relations. En fait, il faut être soi-même mais toujours rester professionnel.

Trustmag : On a vu que BC Cosmestics est devenue JKB Business Corp. A quel moment avez-vous parlé du changement et pourquoi ce changement.

RM : Alors , ça fait très longtemps que ça a fait changé et ça fait trop longtemps qu’il y avait de nombreux choses dont je ne m’occupais plus. En fait, on a décidé du changement, en voyant comment les choses évoluées parce que moi la vision que j’avais ne fonctionnais plus en 2019. En 2019, on ne peut plus faire de la revente de maquillage. Ce qui fonctionne, c’est créer sa propre marque, tout le monde veut créer sa propre marque. Du coup, revendre des produits c’était devenue un peu too much en fait. Cela ne permettait pas d’évoluer donc on a préféré à grandir la chose. C’est-à-dire d’y intégrer du consulting et de permettre aussi à certains clients s’ils le souhaitent de pouvoir bénéficier de produits. Le but maintenant est d’aider les gens à débuter une entreprise dans n’importe quel secteur et suivre leur évolution.

Trustmag : Maintenant, nous allons nous concentrer sur l’entreprenariat : les conseils et les astuces. Si quelqu’un venez vous voir pour vous demander comment fait-elle pour se lancer ?

RM : D’abord, comment faire pour se lancer ? Il faut savoir qui tu es et savoir ce que tu veux. En sachant qui tu es, tu vas savoir ce que tu es capable de faire ou non, ce que tu as entre les mains et ce que tu n’as pas. Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu veux faire ? Entreprendre quoi ? Oui, créer sa propre marque mais pourquoi ? Quelles sont tes motivations ? Pour entreprendre, il faut savoir pourquoi tu entreprends. On n’entreprends pas dans le vie parce que si tu entreprends pour suivre le mood au bout d’un moment tu vas caler. Alors que lorsque tu as une motivation, tu sais pourquoi tu veux entreprendre, tu continueras malgré les coups bas. Le pourquoi, est la première question à se poser. Il faut s’approcher de personnes sachant des choses que tu ne sais pas faire mais dont tu as besoin. Voilà pourquoi aujourd’hui, il y a des formations, des séances de consulting, de coaching. Tout ça, ce sont des investissement que tu vas faire pour pouvoir t’aider dans tes lacunes.

Trustmag : Comment vous avez débuté ?

RM : Moi, pour dire la vérité, c’est là que j’ai fait une erreur. Je suis passée directement à l’action dès que j’ai eu l’idée. En fait, j’avais ce besoin de me prouver à moi-même que je pouvais créer quelque chose. Je voulais savoir ce qu’était l’entreprenariat. C’est pour ça que maintenant les choses ont changé puisqu’au départ, je n’avais pas une très grande vision. En travaillant, j’ai redéfini ma vision.

Trustmag : Quelles ont été vos plus grandes difficultés ? Le moment où vous vous êtes dit : ai-je fait le bon choix ? Comment avez-vous fait pour tenir le cap ?

RM : Moi, la plus grosse difficulté que j’ai eu c’est au moment où BC Cosmestics ne produisait plus rien. Au moment où je n’avais pas de client pendant des mois, j’avais des refus partout, les gens n’étaient plus trop intéressés par ce que je faisais. C’est à ce moment-là, je me suis posée la question : est-ce que ce que je suis en train de faire c’est le bon truc ? Euh… C’est très difficile parce que c’est ta vie que tu remets en question. J’ai tenu parce que je savais pourquoi je faisais ça, pourquoi j’avais entrepris, pourquoi j’avais fondé BC Cosmestics.

Trustmag : Maintenant donnez- nous cinq conseils que vous donneriez à ceux qui débutent.

RM : Tout d’abord, je les invite à s’inscrire à nos séances de consulting (rires). Mais si je peux donner cinq conseils : Premièrement, savoir ce que tu veux faire, pourquoi tu veux le faire, comment tu veux le faire, à quel moment tu vas le faire et le faire. Deuxièmement, ne pas avoir peur et aussi se dire que ce n’est pas parce que l’idée est déjà sur le marché que c’est impossible de la faire. Il y aura toujours une audience, de la clientèle.

Trustmag : Ne pensez-vous pas que notre génération qui entreprend le fait parce que c’est la mode, c’est le move.

RM : Moi, je ne suis pas contre ce mouvement-là parce que ça permet aux gens de se développer, de faire quelque chose. Mais d’un côté c’est mauvais pour eux parce que s’ils savent qu’ils entreprennent pour entreprendre, ils perdent du temps. Au temps aller à l’école, finir ses études, obtenir un CDI et faire sa vie. L’entreprenariat n’est pas un mouvement, l’entreprenariat n’est un jeu, l’entreprenariat est une vie. C’est tous les jours. Si tu fais quelque chose par mouvement tu finiras mal et tu stagneras.

Trustmag : En deux ans d’entreprenariat, qu’avez-vous retenu finalement ?

RM : J’ai retenu que l’entreprenariat demande des sacrifices. Aujourd’hui, le fait que j’ai laissé mon entreprise dans les mains de mon grand frère, c’est un sacrifice. C’est un sacrifice parce que j’avais un truc, un potentiel que je n’arrivais à faire éclore et cette vision là fallait qu’elle bouge, qu’elle éclate. La seule manière pour qu’elle éclate c’était de la laisser entre les mains de mon grand frère. C’est acte est un sacrifice parce que c’est entreprise, c’est moi qui l’ai créé. Tout le monde la connait comme mon entreprise. C’est mon bébé, c’est mon bijou que j’ai du laisser dans les mains de quelqu’un d’autre. Ce qui est sûr, c’est que je ne fais pas m’arrêter là.

Ce sont sur ces mots de Rebecca Mawete que nous nous quittons.

N’oubliez pas : Be Proud, Be Happy & happiest !

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