Frédéric le tout puissant : Le calvaire de Gabrielle Eymard 

Le 2 Février 2022, Gabrielle Eymard dénonce publiquement les violences conjugales qu’elle subit de la part de son mari depuis des années,Frédéric Eymard. Elle publie par la suite deux vidéos expliquant brièvement son calvaire ainsi que donnant des détails sur l’identité de son époux : Frédéric Eymard, haut fonctionnaire français. Voyant un désintérêt flagrant des médias sur cette affaire, nous avons pris l’initiative de contacter Gabrielle Eymard pour qu’elle nous raconte en détails son histoire et sa descente aux enfers avec celui qu’elle considérait comme son prince charmant …

Voici donc l’histoire de Gabrielle Eymard qui se retrouve face à un mari tout puissant… 

Interview réalisée la semaine du 15 février 2022.

Queen Sunda Pedro ( Mana Leader) : Pouvez-vous juste vous présenter ? 

Gabrielle Eymard : Je suis Gabrielle Eymard, chef d’entreprise. J’ai créé ma marque de cosmétique, il y a maintenant quatre ans. Je suis maman et  je suis mariée à un haut fonctionnaire, Frédéric Eymard. J’ai donc deux enfants, l’un que j’ai eu à vingt ans et le second, il y a cinq ans. Ils ont respectivement 12 et 5 ans . 

Mana Leader : Comment avez-vous rencontré votre mari ? 

GE : Alors lorsque j’ai rencontré mon mari, j’étais une escort et il était mon client. Le feeling étant très vite passé, il voulait passer plus de temps avec moi donc il payait parfois pour 24H parfois pour une semaine. Il voulait aussi que je vois de moins en moins d’autres clients, c’est là que tout a commencé. Au bout d’un moment, je ne lui facturais plus rien parce que nous sortions carrément ensemble. Ensuite, on s’est vu pendant un an avant de s’installer ensemble. 


Dans une note de presse que madame Eymard m’a fait parvenir, on peut y lire qu’au début de leur relation monsieur Eymard était « bienveillant et gentleman». 


Mana Leader : Mais qui est votre mari ? 

GE : Monsieur Frédéric Eymard, il y a même son CV sur internet. Il s’agit d’un haut fonctionnaire qui a été sous-préfet de la Nouvelle-Calédonie, Directeur du département du Val-de-Marne. Après avoir été renvoyé, une longue histoire, il est devenu inspecteur chargé de mission auprès du ministère de l’écologie. Il a ensuite passé le concours pour être inspecteur général, ce qu’il est actuellement. Il a été nommé l’an dernier en tant  que sous-préfet de la Guyane mais cela ne s’est pas fait suite aux violences conjugales et contrôle judiciaire. On l’a empêché d’aller en Guyane par peur de la presse locale. Il est donc toujours inspecteur général chargé de mission auprès du ministère de l’écologie. 


En effet, lorsque l’on cherche le nom de Monsieur Eymard sur Google, on retrouve l’historique de ses différents postes annoncé au journal officiel

Ce qui prouve sa longue carrière au sein de l’administration française. En ce qui concerne sa nomination en tant que sous-préfet en Guyane, on y revient plus longuement plus tard dans l’interview… 


Mana Leader :  Votre relation a donc basculé au moment du mariage? 

GE : Non, la situation a changé lorsque je l’ai suivi en Nouvelle-Calédonie au bout de 4 mois de vie commune avec mon fils Marlon âgé de six ans à l’époque. 

« Après, un jour, il y a eu un coup à la suite d’un dîner officiel. »

Mana Leader : Les premières violences étaient psychologiques ? 

GE : Oui, c’était d’abord psychologique. C’étaient des insultes, des rabaissements, des humiliations constamment devant les collègues, les femmes de ménage à la maison. Après, un jour, il y a eu un coup à la suite d’un dîner officiel. 

Mana Leader : Pour mieux contextualiser, quand êtes-vous allés en Nouvelle-Calédonie ? 

GE : Je suis partie en 2015. 

Mana Leader : Les choses ont vraiment changé ? 

GE : Oui, les choses ont complètement changé. 

Mana Leader : Mais est-ce que cela n’a pas un lien avec le fait que vous étiez loin des vôtres ? Dans un endroit où vous ne connaissiez personne ? 

GE : Pendant longtemps, je lui donnais l’excuse de l’isolement parce qu’on était sur Lifou (province des Îles Loyautés) , un territoire très éloigné de tout. Il me disait souvent que ça devait être la raison de sa violence, cet isolement, le fait de ne pas être dans une zone citadine. Il me répétait constamment que psychologiquement c’était difficile pour lui puisqu’il était à deux pas de son bureau. 

En effet, il traversait le jardin pour y aller le matin et pour rentrer le soir. Le travail était constamment là. En plus, nos problèmes de couple privés devenaient rapidement des problèmes publics tant la promiscuité était grande.

Il me disait souvent : « pardonne-moi, c’est Lifou », « Une fois qu’on sera rentré, tu verras les choses vont changer. Je serai plus disponible , là c’est parce que je prends tout sur moi »

 Effectivement, tout le monde était très vite au courant puisque d’un côté nos voisins étaient les gendarmes et de l’autre sa secrétaire générale. Donc pour moi, cette excuse tenait la route puisque lorsqu’il venait s’excuser après m’avoir frappé ou rabaissé, il me disait souvent : « pardonne-moi, c’est Lifou », « Une fois qu’on sera rentré, tu verras les choses vont changer. Je serai plus disponible , là c’est parce que je prends tout sur moi ». C’était toujours les mêmes excuses mais le fait que moi je n’avais personne sur place ni amis ni famille, me faisais le croire. De plus, j’avais rendu mon appartement, il m’était très compliqué de rentrer en métropole. Une fois, j’ai essayé de fuguer pour aller prendre l’avion et retourner à Paris, mais Monsieur a envoyé ses « hommes » pour me chercher et m’arrêter.

En plus, il me tenait financièrement, j’avais besoin de son autorisation et de sa carte bleue pour acheter quoi que ce soit même mes tampons… Cette dépendance lui permettait de me rabaisser, m’insulter et me battre. 


Lors de nos recherches sur la présence du couple Eymard en Nouvelle-Calédonie, on a pu trouver quelques éléments concrets dont ce document du Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie relatant son travail sur place. Il a donc été commissaire délégué de la République pour la province des îles Loyauté (Nouvelle-Calédonie) .

Des éléments confirmant les informations transmises par Gabrielle Eymard.


Mana Leader : Si je comprends bien, il prenait l’excuse de la pression pour décharger toute sa frustration sur vous ? 

GE : Oui, c’est ça . 

Mana Leader : Vous nous aviez dit avoir deux enfants, est-ce qu’ils ont assisté à ça ? 

GE : Oui, mon fils aîné, Marlon,  a assisté à ça ainsi que le dernier qui est très jeune. Mon fils aîné depuis huit ans maintenant et  Claude, le dernier depuis sa naissance soit cinq ans. 

Mana Leader : Est-ce qu’ils ont eu des réactions par rapport à ces actes de violences ? 

GE : Oui, mon fils aîné a demandé à être placé. 

Déjà lorsque j’avais 20 ans, j’avais placé mon fils parce que je n’arrivais pas à m’en occuper ni à m’en sortir. J’avais pris la décision de faire un placement familial. En fait, il y a deux types de placement familial, l’un où vous placez volontairement votre enfant, dans ce cas là, il est possible de récupérer la garde à tout moment et l’autre où le placement vient du juge à cause d’un potentiel danger, dans ce cas là, il est compliqué de récupérer la garde. Dans mon cas, je l’avais placé puis demandé de le récupérer juste avant d’aller en Nouvelle-Calédonie voyant que ça se passait bien entre lui et mon mari. On est donc parti vivre en Nouvelle-Calédonie, là, les violences ont commencé. Les insultes aussi mais à l’égard de mon fils . 

C’est à notre retour en métropole en 2017 que mon fils a demandé son placement à l’école. Il avait d’ailleurs déjà demandé de retourner auprès de sa famille d’accueil parisienne alors que nous étions encore sur Lifou. Il a assisté à des violences comme son petit frère et je ne pouvais rien faire parce que Frédéric était le chef de la sécurité. Alors, pour ce qui est du chef de la police de Lifou, n’en parlons même pas. Il venait souvent chez nous et lui-même, il battait sa femme. Donc nous étions dans un environnement où les violences conjugales étaient banalisées. 

Lorsqu’on est rentré en France, je ne pouvais rien faire non plus parce qu’à chaque fois que la police intervenait, il montrait sa carte préfectorale et c’était fini… 

On me demande souvent pourquoi je n’ai pas porté plainte mais je vais porter plainte contre qui ?  Je reviens dessus mais quand on est rentré en France, je pensais retrouver ma famille, mes amis puisqu’il m’avait isolé de tout le monde y compris mon fils aîné dont il ne voulait pas à domicile. 

Mana Leader : Ah bon ? 

GE : Oui, il m’a dit plusieurs fois qu’il ne voulait pas de mon fils à domicile, il ne voulait même pas qu’il vienne le week-end. Lorsque cela arrivait, c’était très compliqué. 

Mana Leader : Votre fils ne supportant plus la situation, il a voulu partir mais cela veut dire qu’au départ Monsieur Eymard a fait semblant d’accepter votre fils pour que vous partiez avec lui. Une fois sur place, il a changé de visage en étant violent envers lui ? 

GE : Exactement mais uniquement verbalement parce que je ne l’ai jamais laissé lever la main sur mon fils.

« Pour lui, je servais uniquement à être belle et à me taire, c’est tout »

Mana Leader : Vous nous avez parlé de plaintes mais à quel moment, vous avez eu le déclic ? 

GE : Le premier déclic, je l’ai eu en Nouvelle-Calédonie. En fait, au départ, je ne comprenais pas ce qu’était la violence psychologique. Je me disais que cela venait de moi parce qu’il m’a connu en tant qu’escort. Il passait son temps à me comparer à des femmes beaucoup plus âgées que moi ayant une carrière alors que moi j’avais la vingtaine, c ‘était compliqué, vous voyez… Sur le moment, je ne m’en rendais pas compte que c’était de la violence psychologique même quand il a commencé à me battre et à me rabaisser, je ne reconnaissais que la violence physique. Dans ma tête, cela n’était pas de la violence jusqu’à ce qu’une dame, sa nouvelle secrétaire m’en parle… En effet,elle m’a fait comprendre que ce que je vivais correspondait à de la violence psychologique. Lorsqu’il me rabaissait devant elle, elle essayait de « me relever », de me motiver, dire des choses positivement pour que ses mots ne m’affectent pas. Les gens savaient , ça créait le malaise à chaque fois qu’il me rabaissait. Pour lui, je servais uniquement à être belle et à me taire, c’est tout . 

Mana Leader : Excusez-moi de dire ça mais il vous prenait pour un objet ? 

GE : J’ai toujours été un objet pour lui. Déjà quand j’ai accouché de mon fils, j’ai pris quelques kilos et je n’étais plus un objet qu’il voulait. J’étais un objet qu’il voulait jeter. Il m’insultait de « grosse ». À peine rentrée en Métropole,je suis allée faire une liposuccion, un lifting entre les cuisses pour pouvoir maigrir plus vite. Lorsqu’il a vu que j’ai commencé à perdre du poids alors qu’il me trompait avec sa secrétaire et qu’il souhaitait divorcer parce qu’il me trouvait trop grosse, il ne savait plus quoi faire. En effet, il avait donné tellement d’espoir à sa secrétaire qu’il ne savait plus comment s’en débarrasser. Il a donc écrit à sa hiérarchie que sa secrétaire l’harcelait sexuellement. 

Mana Leader : En ce qui concerne les violences physiques vous en avez toujours eu conscience ? Conscience que cela n’était pas normal ? 

GE : Oui, j’ai toujours su que cela n’était pas normal. 

Mana Leader : Vous n’avez pas pu porter plainte ? 

GE : Non pas en Nouvelle-Calédonie,c’était lui le chef de la sécurité. 

Mana Leader : Mais vous avez pu le faire à Paris ? 

GE : Au départ lorsqu’on est arrivé à Paris 13e, je n’ai pas porté plainte parce que j’ai été découragé. En fait, lorsque la police intervenait parce que les voisins les appelaient, Frédéric montrait sa carte préfectorale et la police faisait demi-tour. Quand on est arrivé à Neuilly, c’était différent parce que je commençais à revoir certains amis, des prestataires avec qui je travaillais. Des personnes qui se sont rendues compte que je vivais dans une certaine violence, elles m’ont encouragé à sortir du silence, à déposer une plainte. Par la suite , j’ai déposé des mains courantes, des plaintes même si elles n’étaient pas prises en considération sauf une. 

« Ce jour-là, je me disais que je n’étais pas en mesure de me défendre, de me battre contre lui. Tout ce que je pouvais faire , c’était fuir, quitter l’appartement. Je me rappelle, j’étais en pyjama, j’allais chercher mes bottes et lui, il a fermé la porte à clé. Je me suis débattue et il m’a donné un coup sur le visage. Je suis tombée par terre ; il m’a étouffé avec sa main pour que je ne cris pas. »

Mana Leader : Une ? 

GE:  Oui, celle où il m’a menacé avec un pistolet. Il a eu un rappel à la loi en 2020. Malgré tout ça, rien ne s’est passé. Depuis 2017, la police intervient au moins 4 fois par semaine à mon domicile. Elle finit même par ne plus venir , ne plus intervenir. Il s’agit de leur supérieur… D’ailleurs, il est sous contrôle judiciaire. 

Dernièrement, il devait partir en Guyane pour y être sous-préfet mais cela ne s’est pas fait. En effet, alors qu’on était censé être séparé depuis un moment, il voulait que je dépende de lui , que je ferme ma boîte et que je vive avec mon fils cadet accroché à lui, ce que je ne me voyais plus capable de faire. Il a tout d’abord, était d’accord pour une séparation physique, il allait partir pour la Guyane pour un poste qu’il a attendu deux ans. Mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé, alors que le décret était sorti, que E. Macron avait signé les documents et qu’il restait à peine dix jours, tout a basculé. 

C’était donc le samedi 7 Février 2021, j’étais allongée dans ma chambre, je me sentais très mal, j’avais une forte anémie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais il est venu dans ma chambre, m’a tiré de mon lit et c’était parti… Ce jour-là, je me disais que je n’étais pas en mesure de me défendre, de me battre contre lui. Tout ce que je pouvais faire , c’était fuir, quitter l’appartement. Je me rappelle, j’étais en pyjama, j’allais chercher mes bottes et lui, il a fermé la porte à clé. Je me suis débattue et il m’a donné un coup sur le visage. Je suis tombée par terre ; il m’a étouffé avec sa main pour que je ne cris pas. 

Mon fils est sorti de sa chambre en pleurant ; et je suis allée vers la fenêtre pour crier «  AU SECOURS !  » . Il y avait des gens dans la rue qui m’ont vue et entendue. Je leur ai crié : appelez les secours !

Et là, Monsieur a eu peur et s’est précipité d’appeler la Police lui-même en leur disant : « Ma femme devient hystérique, appelez aussi les pompiers … ». Pendant ce temps, je suis sortie de l’appartement pour aller vers la gardienne pour me sentir en sécurité.

Quelques minutes plus tard, les policiers et les pompiers arrivent. Les pompiers ont accouru vers moi pour me récupérer et me mettre dans l’ambulance pour aller à l’hôpital. Arrivée aux urgences, j’ai dû attendre longtemps sans qu’on me reçoive et je suis rentrée chez moi. De retour à la maison, Monsieur me supplie de ne pas porter plainte car il devait aller en mission officielle en Guyane et que si je portais plainte, cela l’empêcherait de faire cette mission et que ce serait préjudiciable pour sa carrière de haut fonctionnaire.

Le lendemain, Monsieur a été convoqué à la Police. Il s’y est rendu, ensuite, il m’appelle au téléphone pour m’annoncer que la Police souhaite également m’entendre sur PV. Dans la foulée, la police me contacte pour me demander si je souhaite déposer plainte. L’agent de Police au téléphone me parlait avec dédain. Le lendemain, je me rends à la Police pour faire une main courante et le procureur s’est saisi de l’affaire.

Le procureur instruit le dossier sur le volet pénal concernant la violence conjugale et saisit le juge des enfants concernant la violence conjugale en présence de l’enfant.

Un jour, une voisine m’a dit : « Madame si je n’appelle pas la police, c’est pour votre fils, il ne mérite pas d’être placé ».

D’ailleurs, la police m’engueulait souvent me demandant de quitter l’appartement. Chose que je refusais parce que mon nom était sur le bail. Ils me répondaient que lui aussi refusait de quitter le domicile. Je leur disais qu’il n’y avait pas de problème puisque j’allais les appeler si besoin. Un jour, un jeune policier m’a dit «  vous pouvez sortir, vous êtes jeune »… 

Mana Leader : Waouh … 

GE : Oui d’ailleurs, lorsque j’ai commencé à dénoncer sur les réseaux sociaux , ils ont mis 11 jours pour venir me voir !

Mana Leader : 11 JOURS ? 

GE : Ils sont venus le lendemain du tweet de la préfecture de Guyane affirmant que Frédéric n’avait jamais mis les pieds sur le territoire. 


En effet le 11 Février, j’ai publié sur mon fil Twitter la vidéo de dénonciation de madame Eymard qui est très vite devenue virale ! 

Poussant la préfecture de Guyane à répondre de cette nomination par ces tweets : 


« S’il m’arrive quelque chose, ils vont simplement dire que je me suis suicidée ! »

Mana Leader : Ils sont venus le lendemain ? 

GE : Oui, uniquement parce que le préfet de Guyane a fait une annonce. J’ai d’ailleurs été contacté par un journal local guyanais qui m’a conseillé de faire très attention à moi.

Je dois faire attention à moi parce qu’on sait que c’est un sujet sensible . La preuve, le procès est toujours repoussé. La première fois parce que le procureur le connaissait, la deuxième fois parce que le parquet a remis en cause mon statut de victime. Si aujourd’hui, j’ai fait cet appel à l’aide, c’est parce que je sais que mon dossier n’est pas traité correctement. S’il m’arrive quelque chose, ils vont simplement dire que je me suis suicidée ! Son avocate me fait passer pour une hystérique. Alors qu’ils niaient toute violence l’an dernier, aujourd’hui, ils disent que c’est moi qui suis violente. Selon eux, toutes mes blessures , mes bleus que vous voyez sur les photos, je me les suis fait seule. 

Mana Leader : Du coup, on va revenir sur la dernière audience , celle du 15 Février, elle n’a servi à rien ? 

GE : Elle n’a servi absolument à rien du tout. Le juge demande à mon futur ex-mari d’aller voir un psychiatre pour voir s’il est potentiellement dangereux alors que j’ai déposé pleins de mains courantes et de plaintes. 

Et moi, je devais aller voir un psychologue pour voir si je suis réellement une victime de violences conjugales… 

Mana Leader : L’audience est donc repoussée au 2 Octobre ? 

GE : Non au 22 Octobre. 

Mana Leader : On est d’accord qu’il n’a toujours pas le droit de vous approcher ? 

GE : MAIS IL VIENT! Il n’a jamais respecté le contrôle judiciaire. D’ailleurs, il est parti en Martinique comme si de rien n’était , il vient constamment en bas de chez moi… L’audience du 15 Février a quand même permis le maintien du contrôle judiciaire, il ne peut entrer en contact avec moi qu’au sujet de l’enfant. Malgré ça, il cherche tous les moyens pour entrer en contact avec moi et d’ici Octobre vous allez voir, il ne va pas respecter le contrôle judiciaire. Je ne sais plus quoi faire… 

Mana Leader : Par rapport à votre fils , avez-vous une garde partagée ? 

GE : Non, j’ai la garde mais il a le droit de voir son fils. Lui de son côté, il veut récupérer la garde en prétextant que je me sers de l’enfant comme monnaie d’échange pour de l’argent. Voilà, un autre discours de son avocate qui veut étouffer la violence en me faisant passer pour une femme vénale et agressive… 

Mana Leader : Mais sinon comment allez-vous ? Avez-vous pu recontacter vos proches ? 

GE : Il y a une partie de ma famille qui me comprend et l’autre partie qui est très en colère parce que je n’ai rien dit de mon calvaire. De plus, beaucoup d’entre eux étaient contre mon mariage puisque Frédéric a trente ans de plus que moi. Sinon, ma mère, mes cousines et mes amies proches me soutiennent au quotidien… 

Mana Leader : Pensez-vous que justice vous sera rendue ? 

GE : Non absolument pas… 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s