Joyeux anniversaire CONGOMOKILI

Ce dimanche 20 juin 2021, nous avons été conviés à la célébration commune des 15 ans de carrière
d’Ado Yuhe ainsi que les 6 ans de la chaîne Congomokili. Voici en quelques lignes, le compte-rendu d’une conférence des plus surprenante.

Lodia H2O, Maître de cérémonie, Host, coordinateur & planificateur évènementiel

Dans un lieu tenu secret, s’est déroulé ce moment de plaisir et de partage. Dj Miel, comme à son habitude, nous a gratifié d’un excellent mix, quoi de mieux pour être dans le bain. L’accueil est au top, une équipe réactive et très chaleureuse. L’évènement est introduit et animé par Lodia H2o.

Au départ, l’équipe était en partenariat avec le site CONGOMIKILI. Afin de pouvoir
concrétiser leurs projets, ils décidèrent de prendre leur envol et de se séparer du site. Leur nom, quant à lui, est issu de la vision du groupe d’exporter le Congo dans le monde, qui se dit « mokili » en lingala.

Ado YUHE, journaliste et co-fondateur de CongoMokili

Ensuite, bien que Ado Yuhe soit la personne la plus vue, il est loin d’être le seul et a tenu à le rappeler. Il y a un
tas de « gens de l’ombre ». Parmi eux, ceux qui ont la plus grande influence sur les interviews que l’on aime regarder sont Sims Esele, Anelka ba Fossettes ou encore Rihanna Domingos. Par ailleurs, le
chef de rédaction se nomme Trésor Yuhe.

Anelka Ba Fossettes, journaliste


Le « réalisateur patron » Alain Mbenza prend la parole pour nous parler de « la détermination et
la vision profonde
» dont a fait preuve Ado Yuhe tout au long de sa carrière. « Tout ce qui lui arrive est
normal
».


Puis, une personne ayant travaillé sous les ordres d’Ado Yuhe prend la parole pour évoquer un souvenir marquant : Alors qu’Ado était en Europe et lui à Kinshasa, l’une des caméras dont il avait la charge a disparu . Qui est l’auteur de ce crime ? Question sans réponse … Elle appelle donc Ado en craignant de se faire souffler dans les bronches mais la réaction de celui-ci fût très calme. Il ne posa que deux questions : Est-elle définitivement perdue ? Comment-vas-tu personnellement ? Il leur demanda par la suite d’être plus rigoureux car il s’agit de leur travail et de matériels onéreux, le tout dans une extrême bienveillance. Mettant l’accent sur le fait que peu importe la valeur pécuniaire que cela pouvait avoir, cela n’était toutefois que du matériel. Voici le témoignage le plus clair et proche de la réalité de la soirée sur le tempérament raisonné et calme de notre présentateur.

Sims Esele, co-fondateur de CongoMokili


C’est au tour de Sims de prendre la parole, une prise de parole courte mais claire bien qu’empreinte de timidité. Ses mots furent à destination de toutes les personnes les ayant aidé durant ces
années, de près comme de loin.
A la suite de ses quelques mots, les questions débutèrent enfin et Lodia me tendit le micro. C’était important pour moi, étant
donné que j’étais le premier, de poser une question pertinente afin que la discussion ne baisse pas en
intérêts. Ma question fut donc « Comment s’est crée cette chaine ? Pouvez-vous nous raconter la genèse de tout ceci ? »

Sims et Ado étudiaient le droit, en Russie. Il faut savoir que le
second cité était déjà journaliste au Congo. Les présentations ont été faite avec une chaine locale,
cela a forgé leur envie d’en faire leur activité principale. La rencontre avec Anelka s’est faite lors de leur
retour en France. À partir de là, une étroite collaboration avec Congomikili a été mis en place. Mais le moyen le
plus efficace pour communiquer avec la diaspora, c’était selon eux, bel et bien via cette chaine. Six ans
plus tard, forcé de constater qu’ils avaient vu juste. Ado répète souvent cette phrase : « Je ne suis pas là
pour rendre important ce qui est intéressant mais plutôt intéressant ce qui est important
« . Perso, j’aime
beaucoup cette vision des choses.
La question suivante porte sur le fait de créer ou non une fondation. L’équipe paie des logements de
familles entières en République Démocratique du Congo, une maman seule, âgée et aveugle est aussi
prise en charge par l’équipe. Totalement à leurs frais, sans aucune cagnotte, participation externe
quelconque. Comme des personnes sensibilisées et responsables, ils s’en occupent de fort belle
manière et au nom de Trustmag je souhaiterai, les féliciter oui mais surtout les remercier. C’est fait de
bon cœur et correctement. En espérant que cela donne des idées à d’autres. Pour répondre à la
question sur la fondation, ils ont déclaré pourquoi pas un jour mais à l’heure actuelle, ils n’étaient pas
les mieux placés pour le faire et donc en parler : « Nous aidons mais je refuse d’en faire un moyen
d’entrée lucratif
« .

La question qui suit est une interrogation à propos des musiciens et de leur retour par rapport aux
émissions. La réponse est cinglante : « Si jamais il y a un jour, un seul musicien qui se permet de zéler
qui que ce soit, je sortirai les scènes coupées de nos interviews. Je vous assure que ça vous fera
froid dans le dos. Nos émissions ne sont pas truquées, ni préparées avec les invités. Je dis ça dans le
sens où, jamais nous nous arrangeons avec quelqu’un pour que je puisse poser telle question afin
qu’il puisse sortir telle insulte et/ou ignominie au sujet d’un de ces confrères. Il est vrai que certains
utilisent la presse congolaise pour s’insulter mais moi ça n’est pas mon cas . »
Puis il raconte que lors
de son arrivée à la répétition de Koffi Olomide, tous les musiciens étaient ravis de sa présence.

Poignée de mains entre Belange Deluxe et Ado Yuhe


« Maintenant oui, il est vrai que lors de nos montages, tous les trois et Belange Deluxe , nous prenons des décisions et parfois nous supprimons des scènes que nous jugeons pas en raccord avec notre ligne éditoriale. Franchement, heureusement que je suis entouré de réalisateurs intelligents, je vous assure que ce que l’on retire parfois, les artistes devraient nous remercier. Mon secret, c’est de tout simplement les considérer de la même manière, tous. Je respecte l’artiste par rapport à son art, pas son succès. N’oubliez jamais, le journaliste n’a pas d’amis !
» Il nous gratifie d’un petit scoop, nous informant que les leaders de la cinquième génération seront reçus en juillet, au moment où je clôture cet article, je suis entrain de suivre l’interview de Félix Wazekwa, monstre d’amour. On y apprend énormément de choses.


Une question porte cette fois-ci sur la formation. Quid de la relève ? Ont-ils prévu de former des
petits Ado, Anelka & Sims ? Une relève féminine va-t-elle voir le jour ? Sims répond en disant qu’il
existe déjà « d’autres Anelka, d’autres Ado ». Si on porte attention au site, on les voit facilement.
Seulement le problème c’est qu’étant donné que le public est habitué au visage d’Ado, par exemple
et bien naturellement, on va d’abord rechercher celui-ci plutôt que regarder les autres
contenus. C’est à ce moment-là que monsieur Yuhe décide de reprendre le micro afin d’insister sur le
fait de ne pas confondre succès et travail. » Il existe énormément de gens qui bossent deux trois fois
plus mais qui ne jouissent pas de la visibilité que je possède
« , déclare le journaliste. « Ce n’est pas parce que je fais plus de vues que je peux former tout le monde. L’humilité est super importante« .
Toutefois pour ceux que ça intéresse, le coaching est déjà en cours et ouvert à tous.
La musique congolaise est particulière et bourrée d’histoire, c’est pour cela que le peuple y est autant
attaché. Chaque peuple, chaque tribu, chaque province apporte sa part d’histoire dans cet art. C’est
pour cela que l’équipe place un point d’honneur sur le fait de promouvoir ces artistes qui jouent notre
musique traditionnelle, ceux qui cartonne dans leur province. Dans cette optique, ils démarreront à
Matadi puis feront un tour des provinces.
Alors que nous approchons de la fin, une personne questions nos hôtes sur les avantages et
inconvénients de leur métier, puis ajoute une dernière question en disant : Si ton fils veut devenir
journaliste, accepteras-tu ? Sans surprise, la réponse est un oui. « Oui bien-sur » pour être précis.
Concernant les avantages, le fait de pouvoir informer autrui et par conséquent sauver des vies,
bénéficier et jouir pleinement de la liberté d’expression constituent deux avantages non
négligeables, parmi tant d’autres. C’est donc sur cette dernière phrase que les hôtes nous laissent
avec leurs invités.

Qui aurait cru voir un jour Rolls des Nuances prester sur la même scène que Blandine Litumba ? Qui peut prétendre être resté insensible face au talent de Mwinda Mannekin ? De voir que nous, jeunes de la diaspora sommes capable de chanter « Emmène-moi » de feu Aznavour puis « Airways » de Koffi Olomide me remplit de fierté et de joie. Je suis fier de faire partie de cette culture, fier d’avoir cette polyvalence, d’avoir des « vieux » qui nous ont transmis le goût de toutes
ces choses.

Je suis fier de nous les congolais actifs et tous les congolais sont fiers de vous
CongoMokili.

Joyeux anniversaire.

LUMUMBA : MARTYR HÉROÏQUE

En janvier 1961, Patrice Emery Lumumba est arrêté puis exécuté comme une bête sauvage, il devint dès lors, le martyr héroïque de l’indépendance, de celle qui, quelques mois plus tôt était encore « le Congo Belge ». Idéalisé, glorifié, starifié, Patrice Emery Lumumba a évincé tous les autres acteurs congolais de la route vers l’indépendance, occupant dans la mémoire collective et dans celle qu’on nous impose, la place de l’homme rebelle qui a fait s’effondrer tout un pouvoir colonial. En réalité, Lumumba n’était pas seul mais bien le seul à faire trembler la puissance coloniale belge .

Ici, on ne reviendra pas sur la vie de Patrice Lumumba mais plus sur son rôle politique et sur l’instrumentalisation de sa mort.

Voici le Mouvement National Congolais

 Après la Seconde Guerre Mondiale, un bouleversement des mentalités au Congo Belge et dans toute l’Afrique coloniale se fait. Il y a, par conséquent, un mouvement d’émancipation coloniale qui se fait de plus en plus pressant. Cela pousse, notamment, les Anglais à accorder l’indépendance au Ghana en 1958. Ghana qui organise la Première Conférence Panafricaine, où Kasa-Vubu, Lumumba et d’autres politiques congolais se rendent.  Une conférence qui a forgé et renforcé la volonté d’indépendance et d’émancipation des peuples colonisés comme les congolais. 

Conférence Panafricaine d’Accra, 1958

Des congolais subissant  depuis des années oppression, répression, sévices corporelles qui ont consolidé cette révolte naît de l’imposition brutale de la culture européenne et du mépris de la culture congolaise par l’administration coloniale.

En 1958, l’exposition universelle de Bruxelles donne une image plus que néfaste des congolais. Une image que Patrice Lumumba invitait à l’exposition avec d’autres « évolués » désapprouve, le poussant à s’éloigner des libéraux belges et se rapprocher des anti-colonialistes belges. Un rapprochement qui donne une impulsion plus forte à la création de son mouvement Nationale Congolais. Lumumba est clairement pour la création d’une nation unie après la proclamation de l’indépendance, ce qui tranche avec le fédéralisme prôné par l’Abako de Kasa-vubu.  En 1959, une scission s’opère au sein du MNC entre les modérés menés par Albert Kalonji et les alliés de Lumumba . Il y a dorénavant deux MNC, celui de Lumumba et celui de Kalonji.

Une année auparavant, les mouvements politiques hors de l’administration coloniale voient le jour et sont parrainés par ceux de Belgique, ce qui explique le rapprochement de Lumumba avec les mouvements anti-colonialistes.

Lumumba, indispensable

Patrice Emery Lumumba

À ce moment- là, Patrice Emery Lumumba est déjà dans le rétroviseur de l’administration coloniale tant la lumière autour de lui se fait de plus en plus grande. Il n’est d’ailleurs pas épargné lors de la répression en 1959. En effet, en Janvier 1959, ont eu lieu les émeutes de Léopoldville ( Kinshasa) dues à la répression des mouvements nationalistes comme le MNC ou L’ABAKO qui est dissoute.  En octobre de la même année, le MNC de Lumumba est la cible de l’administration coloniale puisque vu comme leader de la tendance « extrêmiste radicale » des indépendantistes. C’est pourquoi, lors du Congrès national du MNC à Stanleyville ( Kisangani), les gendarmes tirent dans la foule faisant  des centaines de blessés et 30 morts. Lumumba est donc arrêté quelques jours après. 

Cette condamnation le rend indisponible pour la Table Ronde de Bruxelles qui débute le 20 Janvier 1960. Une Table Ronde censée déterminer les grandes lignes et conditions de l’indépendance du Congo Belge. Une absence qui arrange bien le pouvoir belge qui tend à garder une certaine hégémonie sur le Congo malgré l’indépendance. Ils le savent , cette volonté n’est possible qu’en l’absence de Lumumba parce que même si Kasa-Vubu, Tshombé et les autres sont déterminés à obtenir l’indépendance aucun d’eux n’a le nationalisme dans la peau comme Lumumba. 

Table Ronde de Bruxelles du 20 Janvier au 16 Mai 1960

Les discussions entre le pouvoir belge et les différentes forces politiques du Congo-Belge débutent donc sans Lumumba emprisonné… Mais coup de théâtre, les représentants congolais refusent de continuer les discussions sans Lumumba qui est une figure phare de ce mouvement d’indépendance… Les Belges n’ont d’autre choix que d’ordonner sa libération. C’est donc le 26 Janvier que Lumumba prend part aux discussions qui se terminent le 16 Mai 1960 avec une date d’indépendance fixée au 30 Juin 1960. Le pouvoir belge sort de ces discussions décontenancé et déçu parce que croyant profiter des différences politiques des représentants congolais pour imposer leur volonté, ils ont fait face à union congolaise voulant se débarrasser au plus vite de ces instrus trop longtemps restés sur leur terre. Dans la foulée Lumumba rentre en sauveur au Congo et remporte très largement les élections générales avec son MNC , le plaçant en pôle position pour la présidence, poste qu’il refuse au profit de celui de Premier Ministre. C’est donc Joseph Kasa-Vubu qui est nommé Président de la République.

Lumumba : Les Belges plus jamais.

Lors de la cérémonie d’accession à l’indépendance, le 30 Juin 1960, Patrice Emery Lumumba prononce son discours le plus célèbre et le plus virulent à l’encontre du pouvoir belge et sa politique coloniale. Voici ces quelques mots devenus célèbres :

« Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des « nègres ». Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. (…) Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’injustice, d’oppression et d’exploitation. Nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut: tout cela est désormais fini. »

Discours de Lumumba, le. 30 Juin 1960

Un discours qui détonne tant il n’a rien à voir avec ce qui était prévu au départ. En effet, il devait s’adresser au Roi Baudouin présent sur place en des termes plus que cordiaux et le laisser faire son discours paternaliste. Au lieu de ça, Lumumba s’est adressé aux congolais directement en des termes plus que nationalistes, ce qui contrarie le roi Baudouin et le pousse à vouloir précipiter son retour en Belgique.

Lumumba : Un pouvoir contesté

Pendant très longtemps, ce discours a été vu comme celui ayant signé son arrêt de mort, celui ayant signé son exécution or les choses sont plus complexes que cela et tout ne tient pas à ce discours. 

Il faut le reconnaître que ce discours nationaliste a eu des conséquences sur les congolais et leur relation avec les fonctionnaires belges occupants encore les postes clés comme l’armée : Des émeutes, pillages, chasses aux sorcières ont lieu. Les belges sont chassés des terres congolaises en un rien de temps ! Lumumba profite de cette cohue pour proclamer «  l’africanisation » de l’armée et fait face à une tentative de sécession du Katanga de Moïse Tshombé , soutenu par les belges souhaitant garder la mainmise sur les richesses de cette province minière. Lumumba voit cela comme une opposition aux populations congolaises et une domination à terme du capitalisme sur les africains…. 

Moïse Tshombé

La Belgique fait preuve d’un paternalisme sans nom en estimant que le gouvernement de Lumumba est incompétent et décide d’envoyer sans tarder des troupes de son armée au sein de son ancienne colonie, notamment, dans la région de Katanga où elle soutient la sécession, proclamé par Moïse Tshombé dès le 11 Juillet 1960. Une intervention rapide de la Belgique impossible sans l’autorisation de l’OTAN qui lui permet de laisser en pleine Guerre Froide son front Belge allemand a découvert…  Cette décision rend le conflit civil congolais international poussant l’URSS à prendre le parti de Lumumba et l’ONU à ordonner aux Belges de se retirer au plus vite de ces terres qui ne sont plus les siennes.  

Discours de Lumumba à l’ONU

En Août, la Belgique signe un accord avec Tshombé et reconnaît donc l’indépendance du Katanga. En réaction Lumumba y envoie des forces armées pour reprendre la région, l’ONU intervient et impose un cessez-le-feu militaire. C’est là que la décision d’éloigner Lumumba le plus loin possible du pouvoir est matérialisé au sein de la CIA par un message de son directeur général, Allen Dulles « Nous avons décidé que son éloignement est notre objectif le plus important et que, dans les circonstances actuelles, il mérite grande priorité dans notre action secrète » . Dans un contexte de Guerre Froide, le rapprochement de Lumumba avec l’URSS et sa détermination anticapitaliste l’ont rendu persona non grata au sein du bloc de l’ouest. La cible a été placée dans son dos.

Lumumba assassiné

Dans cette vindicte contre lui, Lumumba se retrouve de plus en plus isolé, les modérés se réjouissent de sa perte de contrôle qui permet à Joseph Kasa-Vubu de le révoquer lui et ses ministres nationalistes au profit de Joseph Iléo et de ministres plus modérés. Cela a été possible uniquement parce que Lumumba faisait face en plus d’une fronde politique à une fronde civile, les congolais comprenaient de moins en moins ses choix et le doute est apparu… 

Mais Lumumba répond qu’il n’en a que faire de cette révocation et révoque à son tour Kasa-Vubu grâce à la motion de maintien votée par le parlement et le conseil des ministres. 

Tout ce chambardement politique prend fin lorsque Joseph Désiré Mobutu, proche de Lumumba et militaire, fait un coup d’Etat soutenu par la CIA et le bloc de l’Ouest. Lumumba et Kasa-Vubu sont assignés à résidence mais Lumumba n’abandonne pas ! Il réunit ses alliés politiques et monte un gouvernement clandestin avec Antoine Gizenga à sa tête ! 

Lumumba arrêté en Janvier 1961

La fin est proche mais Lumumba ne le sait pas encore. Il s’échappe avec sa famille de sa résidence surveillée et tente de regagner Stanleyville. Pensant avoir réussi à échapper à ses poursuivants, il ameute la foule et se fait repérer avant d’être arrêté dans le district de Sankuru (Kasaï-Oriental) par le Major Gilbert Mpongo. Il est transféré au camp militaire de Thysville ( Mbanza-Ngungu) puis à Elisabethville ( Lubumbashi) le 17 Janvier 1961, où il est fusillé. Dans sa fuite, Lumumba a emmené des compagnons dont Maurice Mpolo et Joseph Okito qui sont arrêtés et torturés par Tshombé et ses hommes au Katanga avant d’être aussi fusillé.

Même si officiellement, ce sont les Katangais sous les ordres de Tshombé qui sont tenus responsables de la mort de Lumumba, il est clair que le pouvoir belge a sa grande part de responsabilité. Les Belges sont notamment accusés d’avoir orchestré le transfert de Lumumba au Katanga sécessionniste ainsi que son exécution et la disparition de son corps. En effet, les ressentiments vis-à-vis de Lumumba par le Roi Baudouin et le pouvoir sont flagrants puisqu’ils participent à sa déstabilisation, s’opposent à sa libération et permettent à des officiers de prendre part à son exécution.

Cette exécution propulse Patrice Emery Lumumba au rang de Martyr héroïque puisque mort pour ses convictions.

Il n’était pas le seul à vouloir l’indépendance, il n’était pas le seul à vouloir un Congo libre mais il était le seul à vouloir un Congo anticapitaliste et communiste. Ses convictions ont fait de lui en pleine Guerre Froide l’ennemi de la Belgique mais aussi l’un des ennemis du monde occidentale qui voulait éradiquer le communisme et ses alliés.

Beaucoup en parlant de Lumumba oublient de parler du contexte qui a permis son intronisation en tant que héros national. Ils oublient les apports de Kasa-vubu, Kalonji,  Tshombé et pleins d’autres pour l’obtention de l’indépendance. Sans eux tous pas d’indépendance, pas de Lumumba non plus. 

Certes leur quête de reconnaissance et de pouvoir ont permis à la Belgique d’obtenir l’exécution de Lumumba mais sans ceux tous le Congo serait peut-être encore une terre officiellement belge …

Queen Sunda Pedro .

Islamo-gauchisme, séparatisme : mythe ou réalité ?

Alors que l’islamo-gauchisme est devenu l’ennemi de la République et le séparatisme est érigé en porte-drapeau de la lutte contre le communautarisme et l’islamisme par une partie de la classe politique ainsi que par le gouvernement et les médias, nous allons nous demander, si ces concepts correspondent à des réalités françaises ou bien à des mythes trompes l’œil d’une triple crise française.

Islamo-gauchisme, origine d’un mythe ? :

Depuis quelques mois, on entend parler d’islamo-gauchisme à tout va, de rapprochement entre les partis de la gauche avec des islamistes dans tous les médias ou presque , par le gouvernement mais qu’en est-t-il réellement ? De quoi parle-t-on ?

Pierre-André Taguieff

L’islamo-gauchisme correspond un néologisme que l’on doit entre autre au politologue et historien des idées, Pierre – André Taguieff qui a participé à sa conceptualisation dans les années 2000. Un néologisme qui suppose une proximité entre des idéologies et partis de gauche avec des milieux dits « islamistes ». Un terme popularisé par l’extrême-droite utilisé par une grande partie de la classe politique et suscite la polémique dans le milieu universitaire.

En effet, lors de la polémique provoquée par Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, autour de l’islamo-gauchisme à l’université, les universitaires ont fustigé une atteinte à leur liberté académique et de recherche.

La réponse de la Conférence des Présidents des Universités ( CPU) ne se fait pas attendre (le 16 Février) et rappelle avec ardeur que «  l’islamo-gauchisme » n’est pas un concept mais une invention de l’extrême-droite. Elle insiste également sur le fait que « l’université n’est pas la matrice de l’extrémisme, ni un lieu où l’on confondrait émancipation et endoctrinement » et regrette la confusion « entre ce qui relève de la liberté académique , de la liberté de recherche […] de ce qui relève d’éventuelles fautes ou d’infractions ».

Ce qui rappelle que ce concept promu par l’exécutif ne correspond à aucune réalité sociologique mais bien à des idéologies extrémistes stigmatisantes.

Les causes d’un débat irréel :

Emmanuel Macron lors de l’allocution 14 Juin 2020

Ce débat autour de l’islamo-gauchisme englobant celui sur le séparatisme a éclaté suite à l’allocution du Président de la République, Emmanuel Macron, le 14 Juin 2020 intervenant 24 heures après la manifestation contre les violences policières organisée notamment par le Comité Vérité pour Adama, avec en première ligne Assa Traoré.

Rappelons qu’il y a eu, une manifestation historique le 2 Juin 2020 suite à l’assassinat de Georges Floyd par des policiers aux Etats-Unis, faisant écho aux crimes et violences commis par des policiers en France dont la mort d’Adama Traoré en 2016 en région parisienne.

Cela a donné lieu à un questionnement sur la France et son histoire coloniale , le racisme , les violences policières et une mise en lumière des antiracistes.

Le tout ayant mené à ce que le Président de la république prenne la parole à 20 heures, ce fameux Dimanche 14 Juin 2020 pour condamner « racisme de façon incontestable » avant de rappeler que « la lutte contre le racisme ne devait pas servir le communautarisme, le séparatisme, le différentialisme ».

Les mots sont clairs, le séparatisme est posé sur la table. Le communautarisme est nommé comme ennemi de la république, le rapprochement entre mouvement antiraciste et séparatisme est fait .

Les choses s’enchaînent très rapidement par la suite de la dissolution d’association comme BarakaCity à l’annonce d’un projet de loi pour conforter la laïcité et les principes de la république ( la loi sur le séparatisme).

À quoi correspond le séparatisme ?

Le séparatisme correspond à une volonté de séparation politique ou d’autonomie entre une région ou une population avec des idéaux communs , et l’État auquel elle appartient.

Un projet de loi problématique

Cette loi qui a pour but de lutter contre le séparatisme est le prétexte idéal pour pointer du doigt une énième fois la communauté musulmane en France :

Fermeture de mosquées, signature de la « charte des principes » de l’Islam, débat sur le port du voile (encore), des sorties médiatiques scandaleuses d‘Éric Zemmour entre autre, débat à l’assemblée sur le port du voile lors des sorties scolaires. L’Islam et les musulmans occupent 90% de l’espace médiatique, des sorties médiatiques des politiques alors que la France se trouve dans une triple crise sans précédente, que sa jeunesse est dans une détresse sans nom.

Mélanie Luce, présidente de l’UNEF lors d’une manifestation

De plus, des associations emblématiques de gauche comme l’Unef se retrouve dans la tourmente, accusée d’être islamiste et islamo-gauchiste, pourquoi ? Uniquement parce qu’elle a reconnu organiser des réunion en non-mixité sur les questions raciales. Ce qui n’a rien d’extraordinaire.
Une révélation qui a suscité un tel scandale qu’une partie de la gauche s’est désolidarisée de l’association en se disant être en désaccord avec cette manière d’agir.

Scandale dont le Sénat étudiant alors la loi sur le séparatisme s’est emparé pour mettre sur pied l’Amendement UNEF. Amendement voté à l’unanimité, le 1er Avril 2021, donnant la possibilité, à l’exécutif, de dissoudre une association qui organiserait ce type de réunions. Même si le texte a été très critiqué par les communistes et les écologistes, il n’a reçu aucun vote contre.

Islamo-gauchisme , maccarthysme à la française ou trompe-l’œil ?

Maccarthysme à la française :

Au regard de cette année 2020 et de cette première partie de 2021 placées sous le signe de la lutte contre un ennemi de l’intérieur correspondant à un imaginaire de l’extrême-droite, étant islamo-gauchiste, séparatiste et musulman, on peut se demander si la France ne tomberait pas dans un certain Maccarthysme.

En effet, cette loi contre le séparatisme sonne comme une chasse aux sorcières d’un ennemi invisible correspondant à des concepts fallacieux et promus par les extrêmes.

Défendre la communauté musulmane, être antiraciste , être musulman, être de gauche deviennent progressivement les caractéristiques idéales pour être dans la ligne de mire de l’exécutif, les associations se sentent épiées et la liberté de cultes est en danger tant l’exécutif veut contrôler les dogmes religieux.

L’Islam est tourné dans tous les sens devenant le synonyme du danger pour la république oubliant qu’il s’agit d’une religion.

L’islamo-gauchisme comme trompe-l’œil :

Le gouvernement penche progressivement vers un extrémisme dangereux et tombe dans un laïcisme pointant du doigt une partie de la population française comme des pestiférées leur interdisant l’accès à certaines activités, encadrant même la teneur des sermons alors que la France est un pays laïc.

Cette mise en avant du projet de lois et cette focalisation sur la communauté musulmane semble être des trompes-l’œil face à la triple crise ( sanitaire , économique et sociale) que vit la France depuis le début de la pandémie. Effectivement, le gouvernement a beaucoup de mal à se sortir de cette crise sanitaire depuis plus d’un an, fait face à une crise économique sans précédent en France ainsi qu’à des français sous tension. Le débat autour de l’islamo-gauchisme sonne comme une bouffée d’air dans cette atmosphère asphyxiante.

L’autre élément non négligeable est l’agenda politique : les élections présidentielles sont dans moins d’une année. Comme depuis plus de vingt ans, à l’approche des élections présidentielles l’exécutif met l’accent sur le volet sécuritaire, ressort le débat sur la compatibilité entre l’Islam et la république, pointe du doigt les musulmans de France.

Cette fois-ci, c’est bien par le biais de l’islamo-gauchisme et le débat sur le séparatisme que tout cela est fait.

L’islamo-gauchisme ne correspondant à aucune réalité scientifique sonne comme une invention de l’extrême-droite que l’exécutif a embrassé pour servir ses intérêts au détriment des français. En ce qui concerne la séparatisme, malgré son existence conceptuel, il ne correspond à aucune réalité en France et semble être le prétexte choisi par l’exécutif pour avoir la main mise sur les mouvements antiracistes, la gauche et la communauté musulmane en France au nom du respect du pacte républicain.

Queen SUNDA PEDRO .

Bonjour 2021

Cheick Bamba Dieng, Footballeur professionnel jouant à Marseille

La magie de la Coupe de France, cette compétition magique qui nous fait aimer les épopées, les victoires des petits face aux grosses cylindrées. Les clubs ont bataillé pour en arriver jusque-là, ils ont fait tout un tas de tour en amont avec comme objectif « le tour des maillots ». Chaque équipe à domicile est poussée par toute la famille qui l’entoure, le club-house est rempli avant le match et à la mi-temps. L’odeur des sandwichs, les bruits de crampons, le dernier « Allez les gars ! on ne lâche rien ! » du capitaine avant de sortir des vestiaires, les regards luisants des petits du club … Et bien tout cela n’existe pas en 2021. Rien. Les amateurs n’avaient même pas le droit de s’entrainer, on a failli faire sauter leur saison mais comme le Père Noël du football français y trouve une opportunité financière et bien des solutions ont été trouvées. Par contre les districts et autres compétitions amateurs, on s’en cogne. De toute façon lorsqu’on a un président qui s’est empressé de demander l’arrêt définitif du championnat national mais que deux semaines plus tard il avait déjà booké les matchs des Équipes de France et bien ça en dit long hein. M’enfin bref, après avoir dit publiquement le racisme n’existait pas dans le football, Mr le Graët, vous n’étiez pas obligé de faire tout cela pour nous rappeler le piètre président que vous êtes. Ah oui, vous ne savez peut-être pas mais après (pour la énième fois) avoir décidé de l’avenir sportif de Karim Benzema en bleu, notre père fouettard préféré a annoncé qu’il essaierait de succéder au meilleur président de l’histoire de la Fédé, lui. En réalité c’était avant mais ça sonnait mieux dit comme ça. Désolé. Bon ceci dit, on peut malgré tout parler de la magie de la Coupe de France, je vous le concède. Bah oui quand même, on a vu Corentin Jean mettre un doublé, Toulouse gagner un derby et Marseille a de nouveau gagné un match les amis ! Et oui. Et le pastis sur le Vieux Port, c’est qu’on a pu assister à, je l’espère de tout cœur, l’avènement d’un minot. Retenez ce nom : Cheikh Bamba Dieng. Espérons pour eux que le déclic soit arrivé parce que sinon c’est inquiétant, très inquiétant. 

Florian Thauvin au match Olympique de Marseille (OM) VS Lens (RCL) au Stade Vélodrome à Marseille le 20n Janvier 2021. / AFP / NICOLAS TUCAT

Oui comme à l’accoutumée, vous allez me dire que j’abuse, que je suis toujours plus dur avec certains que d’autres etc mais (déjà qui aime bien châtie bien hein), ce n’est pas moi qui le dis mais les chiffres. Et pour paraphraser un grand rappeur « Les Hommes mentent mais pas les chiffres ! ». En termes de chiffres, nous avons pour l’Olympique de Marseille, une neuvième place au classement. Un seul point pris sur les quinze derniers possibles, un entraineur qui démissionne parce que la direction va à son encontre, les deux joueurs phares qui ne peuvent plus se voir, dont un qui est en fin de contrat. Le capitaine parait désemparé à chaque match. Ajoutons à cela un fond de jeu totalement inexistant, un nouveau record entaché de médiocrité en Coupe d’Europe, des recrues qui tardent à se montrer (même si le contexte dépeint ici n’aide pas du tout). Rajoutons à tout cela le fait que le club est sujet chaque deux semaines à une rumeur de vente soudaine par des dirigeants critiqués par les anciennes gloires du club. Puis pour finir ajoutons le fait que les supporters sont venus au centre d’entraînement pour une explication musclée, certains individus sont, eux, venus pour en découdre. En clair, les supporters olympiens veulent au minimum le départ du tandem directionnel au pire … 

Mais soyons optimistes, le club a retrouvé le chemin de la victoire, doit absolument rester au contact des autres équipes et surtout a deux matches en retard. En les gagnants, ils reviendraient à la 5ème place, à 9 points du 4ème, le séduisant club de Principauté, Monaco. 

Photo de DENIS CHARLET / AFP

D’un point de vue global, la Ligue 1 a retrouvé un niveau super intéressant, tout le monde essaie de jouer, chaque équipe ou presque produit un spectacle agréable à regarder, en concordance avec leurs objectifs. Good Job. A tel point que pour la première fois depuis belle lurette, nous sommes en février nous pouvons nous poser la question : Qui va être couronné champion de France ? Lille, leader du championnat, invaincu face à ses rivaux directs, qui dégage une réelle solidité à chaque ligne, possède un entraineur très compétent et surtout expérimenté, une ligne d’attaque capable de débouler à mille à l’heure. Les principales interrogations tournent autour du parcours en Europa League. Seront-ils capables de sortir une équipe de l’Ajax qui a soif de revanche européenne ? S’ils y arrivent, sauront-ils tenir la cadence sur les deux tableaux ? Ont-ils l’effectif pour ? Si jamais ils n’y arrivent pas, ne vont-ils pas s’écrouler mentalement ? En attendant, lorsqu’on a fini deuxième de son groupe, à deux petits points du leader, le grand Milan AC et qu’en plus on leur a infligé leur seule défaite de la compétition et de telle manière, tous les espoirs sont permis. 

L’avantage lorsqu’on finit 7ème et qu’on échoue en demi-finale de Champions League c’est, enfin il y en a deux, déjà qu’on ne peut pas faire pire la saison suivante, et de facto, et bien, que l’on ait une semaine complète pour travailler. C’est donc dans ce contexte que les lyonnais sont 2ème de Ligue 1. Après des débuts tonitruants puis un passage à vide dû à une période de mercato estival très agitée (pour pas grand-chose finalement), la machine lyonnaise est en marche. Seulement deux défaites en 24 matches, aucune défaite dans les gros matches, un milieu de terrain avec cinq joueurs pour trois places mais cinq joueurs qui s’entendent bien, parle le même football et veulent tous leur place. Une bonne émulation quoi ! La deuxième ex æquo meilleure attaque et la troisième meilleure défense. Pas mal sur le papier. MAIS. Lyon a déjà fait 7 matches nuls, ce qui fait 7 points pris sur 21 possibles et ce qui leur coute la première place du classement. Si l’on sent que c’est de moins impossible que le club aille jusqu’au bout, attention tout de même à ne pas trop cramer les mêmes joueurs. C’est d’ailleurs dans cette optique que le champion d’Afrique, Islam Slimani a rejoint le club et que les jeunes pousses du club tels que Ryan Cherki, Sinaly Diomande, Melvin Bard, Malo Gusto ou encore Flo Da Silva et Yaya Soumarré font régulièrement leur apparition sur le banc des remplaçants. Avoir la possibilité de faire cinq changements ça aide. 

Le champion en titre et grandissime favori parait en méforme depuis le début de saison et cela peut parfaitement s’expliquer lorsque l’on regarde les calendriers hallucinants produits par la ligue en début de championnat. Capables de tuer n’importe quel match sur des coups d’éclats mais aussi de perdre n’importe lequel aussi, cette équipe joue sur courant alternatif depuis le début de saison. À six jours du choc face au Barça, Neymar est sorti blessé, quid de la gravité ? Aucune idée à l’heure actuelle mais cela conditionnerait tout de même une partie de la saison, pour la petite stat inutile mais pas trop, sachez que Paris compte plus de défaites que ses deux rivaux cumulés. Allez, je suis gentil, je vous en donne deux autres : Paris n’a jamais perdu lorsque Marquinhos était titulaire et Lyon n’a jamais perdu après avoir ouvert le score. Mieux encore, ils ont toujours gagné. Douze fois. 

De gauche à droite : Shad Gaspard, Gérard Houllier, Emiliano Sala, Mohamed Abarhoun, Jeremy Wisten, Pape Diouf, Papa Bouba Diouf, Brodie Lee, Nathaël Julan, Christophe Dominici, Diego Armando Maradona & Kobe Bryant

Diego Armando Maradona est parti, sûrement pour rendre à Dieu sa main. Vu la paix qui règne au Paradis, je pense que nous ne le reverrons pas. Cependant, il doit être en train de discuter football avec Pape Diouf et Papa Bouba Diop, le jeune Nathaël Julan, Mohamed Abarhoun et notre légende nationale Bruno Martini leur donne le point de vue d’un gardien. Jeremy Wisten est aux anges … être entrainé à 17 ans par Johann Cruyff et Emiliano Sala ça aide, il faut l’avouer. Pendant ce temps, Christophe Dominici doit sûrement leur dire que le meilleur sport se joue avec un ballon ovale, ce à quoi Kobe Bryant doit surement répondre qu’il s’agit du plus gros mensonge jamais entendu et que de toute façon le meilleur joueur de cet autoproclamé meilleur sport n’est nul autre que Lionel Messi. Shad Gaspar, Brodie Lee & Gérard Houllier sont également partis, leurs milieux respectifs leur ont rendu un hommage digne de ce nom mais en même temps absolument pas à la hauteur de leurs personnes. Wuhan tu paieras.

Bonjour à vous qui nous lisez, j’ai mis du temps à reprendre mais c’était uniquement pour m’assurer que j’allais fournir un travail qualitatif. Aujourd’hui nous allons parler de football, du ballon rond, du rectangle vert et du sport où « à la fin c’est toujours les allemands qui gagnent ». J’aimerai profiter de ces quelques lignes pour honorer la mémoire des sportifs disparus durant l’année passée ainsi que le début de l’année et remercier tous les employés de la chaîne désormais obsolète TELEFOOT, pour ces moments de plaisir. Du foot, que ça mais avec intelligence, pas d’abondance de chiffres inutiles, que de la bienveillance. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les protagonistes de Ligue 1 regrettent de manière unanime la fermeture de la chaîne. 

Mesdames, Messieurs et les autres, merci à vous d’avoir lu ce premier épisode version 2021 de « Dans les yeux de Mike »